Parcours d’Auteur·rices 2025 – Mia Oustry lauréate de la Bourse brouillon d’un rêve

Groupie Mia Oustry
Une bonne nouvelle en ce début d’année ! Mia Oustry, participante de la dernière session du Parcours d’auteur·rice·s #8 de La Plateforme, est lauréate de la Bourse Brouillon d’un rêve, attribuée par La Scam, pour son projet de documentaire Groupie.

 

Cette reconnaissance s’accompagne d’une autre étape décisive : à l’issue des pitchs organisés en fin de formation, en juin dernier, le projet a également trouvé une société de production. Groupie sera ainsi développé avec Anna Films, société de production parisienne.

Synopsis : Un jour j’avais 13 ans. La vie était dure à en crever. Mais, heureusement, j’étais fan et amoureuse de Bill Kaulitz et du groupe Tokio Hotel. Je passais des nuits à écrire des fan fictions sur mon blog, des récits fantasmés de mon idylle avec ce garçon aux antipodes des romances collégiennes. En ligne, je rencontrais une communauté de fan qui elles aussi, auraient tout donné pour une nuit à la hauteur de leurs fantasmes, quoi qu’il en coûte. De ma chambre d’ado aux files d’attentes des concerts, IRL et en ligne, je mène l’enquête sur la construction de ce monde à part, dans ma chambre d’adolescente. C’est peut-être dans cet endroit, à l’abri, que s’est formée une part importante de mon rapport au désir, au plaisir.

Biographie : 

Mia Oustry, comédienne de formation, s’est rapidement dirigée vers la mise en scène et la réalisation de films et d’écritures sonores. Ses créations sont toujours issues d’auto-récits, qu’ils soient individuels ou collectifs. Son premier film Il y a un endroit dans la nuit, est un itinéraire expérimental issu de récits de fêtes et d’expériences mystiques. Elle prolonge cette recherche avec l’écriture du spectacle Tout va bien, Fragments d’histoires d’AZF qui met en scène le regard d’un enfant sur cette catastrophe chimique et où se rencontrent mémoires documentaires et fantasmagories de justice. Convaincue que le documentaire fictionné est un outil critique nécessaire, elle cherche à faire émerger des imaginaires émancipateurs entre intime, politique et universel.